La Foret d'Eawy
Cette foret domaniale renferme une des plus belles hetraies d'Europe.
92 % de son territoire est peuplé de hêtres. D'une superficie de 7194 ha, dont une petite partie sur le territoire du Terroir de Caux, elle tire son nom du vieux français « eave », qui signifie « terrain humide ». En effet, c'est une forêt claire sur un sol humide de limon et d'argile à silex où abondent les mares. Située sur la colline qui sépare les vallées de la Varenne et de la Béthune, la forêt d'Eawy (prononcer é-a-vi) est formée de trois massifs : au nord, la forêt du Croc, puis la forêt des Nappes et enfin, la forêt d'Eawy proprement dite. Cette dernière longe la vallée de la Varenne.
Dès le XIIème siècle, elle est la source d'une forte activité économique. Paysans et artisans s'y fournissent pour leurs activités. Puis les verriers prennent le relais, se servant du bois pour les fours. La ville et le port de Dieppe mis à sac par les Anglo-Bourguignons après le combat d'Arques-la-Bataille en 1589, c'est dans la forêt d'Eawy que l'on se fournit en chêne pour reconstruire les charpentes. Abattus alors par milliers, on replante des hêtres, de croissance plus rapide, d'où la configuration qu'elle possède encore aujourd'hui. On y trouve aussi des conifères. En effet, après les ravages causés par les bombardements de la seconde guerre mondiale, les allemands ont du participer au reboisement des forêts françaises. Utilisant alors leurs propres ressources, ils ont reboisé toute la partie Est avec des conifères.







